L'essentiel à retenir : La déshumidification du biogaz prévient la corrosion et optimise le PCI en réduisant l'humidité. Notre système SCH HX peut atteindre une humidité relative <30%, limitant arrêts imprévus et prolongeant la durée des équipements, en augmentant la durée de vie du charbon actif utilisé. Pour une purification complète.
La présence d’humidité dans le biogaz corrode vos équipements et réduit votre rendement énergétique, et augmente votre consommation de charbon actif pour filter les siloxanes La déshumidification biogaz, étape stratégique entre méthanisation et valorisation, transforme ce trésor énergétique en ressource optimale en éliminant l’humidité excédentaire. En refroidissant le biogaz sous son point de rosée puis en séparant les condensats via un système cyclonique, cette procédure protège vos installations des condensats acides (H2S, CO2) et maximise le pouvoir calorifique du méthane.
Pourquoi la déshumidification du biogaz est une étape incontournable
Le biogaz, ressource énergétique issue de la méthanisation de déchets agricoles, industriels ou de stations d’épuration, contient naturellement de la vapeur d’eau. Cette humidité réduit son pouvoir calorifique et favorise la corrosion des équipements en se combinant à l’H2S ou aux siloxanes. Sans traitement, ces risques limitent sa valorisation énergétique.
La déshumidification biogaz vise à éliminer cette vapeur par refroidissement et condensation, via des systèmes comme les échangeurs et les séparateurs cycloniques, avant réchauffage. Ces technologies, conçues en acier inoxydable résistant à la corrosion (AISI316L), permettent d’obtenir un gaz adapté à la cogénération ou à l’injection dans les réseaux de gaz naturel, avec une teneur en eau inférieure à 30 mg/(n)m³.
Cette étape prévient l’usure prématurée des moteurs, optimise l’efficacité énergétique et répond aux normes strictes requises pour le biométhane. Les systèmes Parker, intégrant des récupérateurs « gaz-gaz » ou des filtres Hyperfilter, illustrent la précision de ces solutions industrielles, assurant fiabilité et rendement malgré des conditions variables. Elle garantit ainsi une valorisation économique et écologique optimale du biogaz.
Les risques d'un biogaz non traité : une menace silencieuse pour vos installations
La corrosion : l'ennemi numéro un de vos équipements
La vapeur d'eau associée à des composés acides comme le sulfure d'hydrogène (H2S) et le dioxyde de carbone (CO2) génère des condensats corrosifs. Ces acides attaquent les parois métalliques des canalisations et des moteurs de cogénération, surtout les aciers au carbone. Cette dégradation progressive fragilise l'ensemble du système de valorisation énergétique.
Baisse de performance et d'efficacité énergétique
La vapeur d'eau dilue le méthane (CH4), réduisant son pouvoir calorifique inférieur (PCI). Pour chaque 1 % d'humidité en moins, l'efficacité thermique augmente de 1 %. Cette inefficacité force à brûler plus de biogaz pour la même production énergétique, augmentant coûts et usure mécanique.
Encrassement, pannes et surcoûts de maintenance
L'eau condensée s'accumule dans les zones basses, créant des obstructions. En hiver, le gel endommage les tuyauteries et perturbe les instruments de mesure. Cette humidité affecte les filtres à charbon actif.
- Augmentation des coûts de maintenance : remplacements fréquents de pièces corrodées.
- Arrêts de production non planifiés : pannes liées au gel ou à l'encrassement.
- Réduction de la durée de vie des installations : moteurs à gaz, turbines et chaudières.
- Baisse de la production énergétique : due à un PCI réduit et une combustion dégradée.
Le principe de la déshumidification par refroidissement : condenser pour purifier
Le refroidissement contrôlé sous le point de rosée
Imaginez une bouteille d’eau glacée en été : la buée qui se forme illustre la condensation de la vapeur d’eau. Appliqué au biogaz, ce phénomène est exploité via un échangeur de chaleur. Le biogaz saturé d’humidité (ex. à 40 °C) est refroidi en dessous de son point de rosée (ex. à +8 °C). Ce choc thermique force la vapeur d’eau à se transformer en gouttelettes, comme la buée sur la bouteille. Ce condensat est alors séparable du gaz. Le système utilise des échangeurs à faisceau tubulaire en acier inoxydable 316L, conçus pour résister à la corrosion liée aux polluants présents dans le biogaz.
La séparation et l’évacuation des condensats
Une fois la vapeur d’eau condensée, le défi est de l’extraire efficacement. Le séparateur cyclonique entre en jeu : le flux de gaz est mis en rotation à haute vitesse. Par force centrifuge, les gouttelettes, plus denses, sont projetées contre les parois, collectées dans un pot à condensats. Le biogaz épuré poursuit son trajet au centre du cyclone. Ce condensat, chargé de polluants dissous (comme le sulfure d’hydrogène), est évacué via un purgé automatique sans perte de gaz, garantissant un fonctionnement sécurisé. Les systèmes modernes intègrent des capteurs de niveau pour surveiller l’accumulation de condensats et déclencher l’évacuation en continue.
Le réchauffage du biogaz : l’assurance anti-condensation
Le biogaz sortant est froid (ex. +8 °C) et reste saturé à 100 % d’humidité. Si sa température baisse encore, de nouveaux condensats se forment, endommageant les équipements aval. Le réchauffage, via un échangeur « gaz-gaz » ou une source externe, élève sa température tout en maintenant son taux d’eau absolu. Résultat : l’humidité relative chute sous les 50 %, éliminant tout risque de condensation ultérieure lors du transport. Cette étape est cruciale pour préserver les moteurs et optimiser le stockage. Les systèmes avancés comme le FriConPLUS utilisent un récupérateur gaz/gaz pour améliorer l’efficacité énergétique, réchauffant le biogaz avec la chaleur du gaz brut entrant.
Anatomie d'un système de déshumidification et ses configurations
Les composants clés d'une unité de séchage
Le groupe frigorifique génère un fluide frigoporteur (eau glycolée à 1°C) pour refroidir le biogaz. Sa conception robuste inclut une protection IP54, des compresseurs scroll haute efficacité, et une plage de fonctionnement étendue (-20°C à +45°C). Ces éléments assurent un fonctionnement fiable dans les environnements exigeants des sites de production de biogaz.
L'échangeur biogaz/eau réalise le transfert thermique avec un haut rendement et une perte de charge minimale (11 mbar ± 2 sans filtre). L'acier inoxydable AISI304 ou AISI316L, renforcé par décapage et passivation, résiste à la corrosion des composés acides (H2S, CO2). Sa structure optimisée assure un refroidissement homogène du biogaz à 8°C de sortie.
Configurations de systèmes : du standard à l'optimisation énergétique
Deux configurations principales répondent à des besoins variés. Le système standard refroidit le biogaz via un échangeur couplé au chiller. Un réchauffage par soufflante aval réduit l'humidité relative à 80% sans surcoût énergétique.
La configuration avancée avec récupérateur « gaz-gaz » RBB utilise l'énergie résiduelle du gaz sortant pour pré-refroidir le biogaz entrant, réduisant la charge du chiller. Le réchauffage simultané atteint une humidité relative inférieure à 50% sans chauffage externe, optimisant la consommation énergétique, ou pouvant aller jusqu’à <30% Ce système s'adapte aux installations avec soufflante amont, évitant les condensations dans les canalisations.
| Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz | ||
|---|---|---|
| Caractéristique | Système standard de déshumidification | Système avec récupérateur « gaz-gaz » |
| Principe | Refroidissement par échangeur couplé au chiller. Séparation des condensats. | Pré-refroidissement par gaz sortant. Refroidissement final par chiller. Réchauffage du gaz traité. |
| Composant clé d'optimisation | Aucun (réchauffage par soufflante aval). | Échangeur de chaleur « gaz-gaz ». |
| Consommation énergétique | Standard. Le chiller supporte 100% de la charge de refroidissement. | Réduite. Le pré-refroidissement diminue la charge du chiller. |
| Humidité relative en sortie | 100% (point de rosée de sortie). | Inférieure à 50% (réchauffage). |
| Cas d'usage typique | Installations avec soufflante aval pour réchauffage naturel. | Installations avec soufflante amont ou maîtrise critique de l'humidité en sortie. |
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Caractéristique
Système standard de déshumidification
Système avec récupérateur « gaz-gaz »
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Principe
Refroidissement par échangeur couplé au chiller. Séparation des condensats.
Pré-refroidissement par gaz sortant. Refroidissement final par chiller. Réchauffage du gaz traité.
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Composant clé d'optimisation
Aucun (réchauffage par soufflante aval).
Échangeur de chaleur « gaz-gaz ».
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Consommation énergétique
Standard. Le chiller supporte 100% de la charge de refroidissement.
Réduite. Le pré-refroidissement diminue la charge du chiller.
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Humidité relative en sortie
100% (point de rosée de sortie).
Inférieure à 50% (réchauffage).
Comparatif des configurations de déshumidification du biogaz
Cas d'usage typique
Installations avec soufflante aval pour réchauffage naturel.
Installations avec soufflante amont ou maîtrise critique de l'humidité en sortie.
La déshumidification, maillon essentiel de la chaîne de valorisation du biogaz
Un pré-traitement pour garantir l'efficacité de la purification
Les technologies de purification fine, comme la filtration sur charbon actif, exigent un biogaz à l'état sec pour fonctionner efficacement. La vapeur d'eau agit comme un compétiteur moléculaire dans le processus d'adsorption : chaque pore du charbon actif saturé d'eau ne peut plus capter les siloxanes ou le H₂S. C'est comme si une éponge déjà imbibée d'eau ne pouvait plus absorber les huiles toxiques qu'on souhaite éliminer.
Les installations non équipées de déshumidification constatent une réduction drastique de la durée de vie des médias filtrants, des coûts de maintenance multipliés par trois, et un risque accru de pannes critiques sur les compresseurs ou les moteurs de cogénération.
Ce que la déshumidification élimine (et ce qu'elle ne fait pas)
La déshumidification par condensation élimine 90 à 98 % de l'humidité, protégeant les équipements contre la corrosion et le gel. Elle réduit également légèrement les concentrations d'éléments solubles comme l'ammoniac (NH₃) ou une fraction du sulfure d'hydrogène (H₂S) dissous dans l'eau condensée. Ce co-bénéfice reste marginal comparé à des technologies dédiées.
- Déshumidification : Élimination massive de la vapeur d'eau. Protection des équipements contre la corrosion et le gel. Préparation du gaz pour la suite.
- Désulfuration : Élimination ciblée du H₂S, souvent via des médias spécifiques ou des laveurs de gaz, pour protéger les moteurs et respecter les normes de rejets.
- Filtration des siloxanes : Élimination des composés siliconés (généralement par charbon actif) pour éviter la formation de silice abrasive dans les moteurs.
- Épuration en biométhane : Élimination du CO₂ (par technologies membranaires ou autres) pour atteindre une concentration en méthane >97% en vue d'une injection réseau.
En bref : les bénéfices clés de la déshumidification pour votre unité de méthanisation
La déshumidification du biogaz est un levier stratégique pour la durabilité de votre installation. En éliminant l'humidité acide issue de l'eau, cette étape prévient la dégradation des moteurs, turbines et canalisations et maximise le PCI du gaz, garantissant une combustion plus efficace et réduisant les arrêts imprévus.
- Protection des actifs : Neutralise les réactions corrosives entre eau, CO2 et H2S.
- Optimisation du rendement : Le biogaz sec atteint un PCI jusqu'à 20 % supérieur.
- Fiabilité opérationnelle : Diminue de 30 % les pannes liées à l'humidité.
- Efficacité de la purification : Facilite l'élimination des siloxanes et H2S en aval.
Une fois cette phase réalisée, purifiez le biogaz avec le filtrage du biogaz (siloxanes) et les unités de désulfuration SULFAX ou BIOTHRIX (jusqu'à 99 % d'H2S éliminé). Ces technologies associées valorisent pleinement votre biométhane pour injection réseau ou comme carburant.
La déshumidification du biogaz préserve vos équipements, optimise le pouvoir calorifique et assure une valorisation durable. En éliminant l'humidité, elle prévient corrosion, encrassements et pertes de rendement. Clé pour une purification efficace, elle prépare le gaz à une purification intégrée. Découvrez nos solutions pour une gestion optimale du biogaz.
Notre solution : Station de séchage du biogaz SCH, type HX
Structure :
La station de séchage est produite comme installation interne,
dans un conteneur isolé ou sur un châssis pour montage à l’intérieur d’une salle technique/bâtiment
(une réalisation individuelle sur site est également possible).
Tous les éléments pour la conduite du biogaz sont en acier inoxydable.
Processus :
Le séchage du biogaz est réalisé en deux étapes :
- refroidissement à des températures d’environ 5 – 10 °C,
- puis chauffage à des températures d’environ 35 – 45 °C.
L’eau condensée est collectée et prête à être évacuée de l’installation.
Le refroidissement est assuré par un refroidisseur d’eau froide avec solution de glycol.
Le chauffage peut être réalisé par :
- récupération de chaleur du biogaz,
- récupération de chaleur du processus de refroidissement,
- ou par des résistances électriques.
Une efficacité de séchage plus faible peut être obtenue par chauffage du biogaz uniquement, selon les conditions du réseau.
La diminution de l’humidité relative est l’effet du séchage : de 100 % à moins de 30 %.
Si seul le chauffage ou la récupération de chaleur du biogaz est utilisé, l’humidité relative peut être réduite au maximum à 40 – 60 %.
Équipement de base :
- conteneur ou châssis de montage ;
- échangeurs de chaleur multiflux isolés avec tuyauteries ;
- jeu de vannes d’arrêt ;
- système de sécurité pour installation en conteneur (coupure de flux, détection de fuites, ventilateur Ex) ;
- dérivation du système de séchage ;
- éléments de collecte et d’évacuation du condensat ;
- capteurs de température après refroidissement et chauffage ;
- indicateur de débit de biogaz ;
- installation de glycol ;
- système de chauffage ;
- coffret électrique local.
Les stations peuvent être réalisées comme modules séparés : refroidissement ou chauffage, ou comme ensembles complets de séchage.
Options :
- mesure de pression ;
- module supplémentaire d’élimination des siloxanes ;
- installation compacte dans conteneur ou version skid ;
- séchage en 2 étapes : refroidissement et/ou chauffage du biogaz ;
- diminution de l’humidité relative de 100 % à < 30 % ;
- kit de sécurité avec détection de fuites, arrêt d’urgence du biogaz et ventilation mécanique Ex.
Stations de séchage du biogaz
Modules de refroidissement :
| Modèle | Débit gaz [Nm³/h] | Puissance de refroidissement kW | Raccord tuyau | Type échangeur |
|---|---|---|---|---|
| SCH-50 | 50 | 4,9 | DN65 | WCmr-150 |
| SCH-150 | 150 | 13,0 | DN100 | WCmr-250 |
| SCH-300 | 300 | 15,5 | DN150 | WCmr-300 |
| SCH-500 | 500 | 27,0 | DN200 | WCmr-400 |
| SCH-700 | 700 | 32,0 | 2x DN150 | 2 x WCmr-300 |
Modèle
SCH-50
Débit gaz [Nm³/h]
50
Puissance de refroidissement kW
4,9
Raccord tuyau
DN65
Type échangeur
WCmr-150
Modèle
SCH-150
Débit gaz [Nm³/h]
150
Puissance de refroidissement kW
13,0
Raccord tuyau
DN100
Type échangeur
WCmr-250
Modèle
SCH-300
Débit gaz [Nm³/h]
300
Puissance de refroidissement kW
15,5
Raccord tuyau
DN150
Type échangeur
WCmr-300
Modèle
SCH-500
Débit gaz [Nm³/h]
500
Puissance de refroidissement kW
27,0
Raccord tuyau
DN200
Type échangeur
WCmr-400
Modèle
SCH-700
Débit gaz [Nm³/h]
700
Puissance de refroidissement kW
32,0
Raccord tuyau
2x DN150
Type échangeur
2 x WCmr-300
Modules de chauffage :
| Modèle | Débit gaz [Nm³/h] | Puissance de chauffage kW | Raccord tuyau | Type échangeur |
|---|---|---|---|---|
| HX-50 | 50 | 1,5 | DN65 | 0,5 WCmr-150 |
| HX-150 | 150 | 4,5 | DN100 | 0,5 WCmr-250 |
| HX-300 | 300 | 9,0 | DN150 | 0,5 WCmr-300 |
| HX-500 | 500 | 15,0 | DN200 | 0,5 WCmr-400 |
| HX-700 | 700 | 21,0 | DN250 | 0,5 WCmr-400 |
Modèle
HX-50
Débit gaz [Nm³/h]
50
Puissance de chauffage kW
1,5
Raccord tuyau
DN65
Type échangeur
0,5 WCmr-150
Modèle
HX-150
Débit gaz [Nm³/h]
150
Puissance de chauffage kW
4,5
Raccord tuyau
DN100
Type échangeur
0,5 WCmr-250
Modèle
HX-300
Débit gaz [Nm³/h]
300
Puissance de chauffage kW
9,0
Raccord tuyau
DN150
Type échangeur
0,5 WCmr-300
Modèle
HX-500
Débit gaz [Nm³/h]
500
Puissance de chauffage kW
15,0
Raccord tuyau
DN200
Type échangeur
0,5 WCmr-400
Modèle
HX-700
Débit gaz [Nm³/h]
700
Puissance de chauffage kW
21,0
Raccord tuyau
DN250
Type échangeur
0,5 WCmr-400

